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Il est courant de penser que les vélos électriques et les vélos à assistance électrique sont principalement utilisés par des personnes peu sportives. On part du principe qu'ils nécessitent moins de pédalage et sollicitent moins les muscles. De ce fait, les utilisateurs de vélos électriques sont souvent perçus comme des personnes préférant rester assis à un bureau plutôt que de faire du sport.
Par Fabian Huber 4 minutes de lecture
Cette perception est trompeuse. Plusieurs études l'ont démontré. Nous le savons maintenant : ce stéréotype est faux. Bien au contraire !
Une vaste étude européenne menée auprès de 10 000 personnes sur leur utilisation du vélo électrique a abouti à des résultats intéressants et surprenants. Selon cette étude, la dépense calorique des cyclistes à vélo électrique est comparable à celle des utilisateurs de vélos classiques.
Ce résultat ne nous surprend absolument pas : grâce à la puissance supplémentaire du moteur, de nombreux cyclistes à vélo électrique (nous y compris) ont probablement déjà atteint un niveau de performance supérieur. Dans le jargon sportif, on parle alors d’« effet tunnel ».
Cette phase est caractérisée par une motivation et des efforts extrêmes. L' étude, menée par Transportation Research Interdisciplinary Perspectives et publiée par sciencedirect.com en juin 2019 , indique que la dépense énergétique hebdomadaire des utilisateurs de vélos électriques est similaire à celle des cyclistes. L'étude attribue cette différence principalement à l'autonomie accrue des vélos électriques.
D'après les données, les utilisateurs de vélos électriques parcourent en moyenne 9,4 km lors de leurs excursions, contre seulement 4,8 km pour les cyclistes . Même pour leurs trajets quotidiens, les cyclistes parcourent en moyenne moins de distance (5,3 km) que les utilisateurs de vélos électriques (8 km).
De plus, l'étude a montré que l'âge moyen des utilisateurs de vélos électriques, à près de 48 ans, est supérieur à celui des cyclistes, qui ont en moyenne 41,1 ans.
Selon nous, cette tendance devrait se stabiliser d'ici un à trois ans, jusqu'à ce que les utilisateurs de vélos électriques soient enfin sur un pied d'égalité. Nous attribuons cela à l'essor important du secteur des loisirs, qui jouit d'une popularité croissante, notamment auprès des jeunes.
Il est également intéressant de noter que l'IMC (indice de masse corporelle) est légèrement plus élevé chez les utilisateurs de vélos électriques. Ce constat nous paraît particulièrement pertinent, car il confirme l'hypothèse selon laquelle les vélos électriques incitent davantage de personnes à faire du vélo. Une excellente découverte, à notre avis.
Il n'y a pas que les politiciens qui se sont penchés sur la question des incitations concrètes à récompenser les cyclistes pour leurs déplacements domicile-travail. On a même évoqué la possibilité de leur accorder un jour de congé supplémentaire : après tout, il est avéré qu'ils sont moins susceptibles d'être malades et, de surcroît, qu'ils contribuent nettement moins aux embouteillages dans les zones métropolitaines, notamment aux heures de pointe.
Cet article de blog a déjà mis en lumière les contraintes d'espace en milieu urbain. Par conséquent, les urbanistes peuvent également se référer aux conclusions de cette étude lors de l'élaboration de nouveaux concepts de transport, car elle fournit des données très intéressantes. En particulier, les futurs concepts de transport devraient prendre en compte les infrastructures destinées aux vélos à assistance électrique (VAE) et aux vélos à assistance électrique simplifiés (VAESS).
Les participants à l'étude qui sont passés au vélo électrique ont réduit leur utilisation de la voiture de 49 % et celle des transports en commun de 48 %. Compte tenu des arguments susmentionnés, tels que l'amélioration de la santé et la réduction des embouteillages, on pourrait aisément conclure que des subventions publiques plus importantes pour les vélos électriques devraient constituer un élément essentiel de la transition vers une mobilité durable.
Les vélos électriques ont la cote. L'assistance électrique au pédalage fait du vélo un moyen de transport très populaire. Mais est-il vrai que les vélos électriques incitent à la sédentarité ?
Dans cet article, nous avons examiné ce sujet en détail. Afin de parvenir à une réponse définitive à la question posée, nous allons réitérer les arguments pour et contre :
C’est vrai : les vélos électriques sont effectivement un moyen de transport pratique, car ils permettent de parcourir de plus longues distances sans se surmener.
Mais elles permettent aussi de rester actif. Des études ont prouvé que les utilisateurs de vélos électriques brûlent non seulement autant de calories que les utilisateurs de vélos traditionnels, mais parcourent souvent de plus longues distances. Et, plus surprenant encore, l'âge moyen des personnes qui utilisent des vélos électriques est également plus élevé.
Par ailleurs, l'utilisation accrue des vélos électriques a également des effets positifs sur la circulation routière : la réduction du trafic automobile diminue les embouteillages ! Dans ce contexte, l'aspect écologique associé à l'utilisation des vélos électriques est également pertinent.
L'idée que les vélos électriques incitent à la sédentarité est donc une idée reçue. Ils permettent non seulement d'être plus actif, mais aussi d'être en meilleure santé. Seul, en couple ou accompagné, les balades à vélo électrique sont un vrai plaisir !