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Production d'énergie aérobie vs anaérobie dans l'entraînement cycliste sur route

Pour améliorer ses performances en vélo de route, il est indispensable de comprendre les deux processus centraux de production d'énergie : la production d'énergie aérobie et la production d'énergie anaérobie. Les deux jouent un rôle déterminant dans l'entraînement, mais la façon de les travailler est très différente. Cet article explique comment le corps produit de l'énergie, quand chaque système domine et comment concevoir des plans d'entraînement pour une efficacité maximale.

Par Vincent Augustin 3 minutes de lecture

Aerobe vs. Anaerobe Energiegewinnung im Rennradtraining
À propos de l'auteur Vincent Augustin

Vincent est cofondateur de MYVELO et cycliste expérimenté. Grâce à sa période active dans le cyclisme de compétition orienté vers la performance - incluant des participements en Bundesliga de cyclisme sur route - il apporte une solide expérience pratique dans le développement et l'évaluation de vélos et de vélos électriques. Vincent met un accent particulier sur la qualité, la sécurité et la durabilité des composants, ainsi que sur la question de ce qu'un vélo doit être capable d'accomplir dans une utilisation réelle. Ses articles combinent expérience personnelle, compréhension technique et l'ambition de fournir une orientation fiable pour les décisions d'achat. En savoir plus sur MYVELO

Publié: septembre 19, 2026

Les bases de la production d'énergie

Lors de la pratique du vélo de route, le corps a besoin d'énergie pour alimenter les muscles en ATP (adénosine triphosphate). L'ATP est la « source de carburant » universelle des cellules. Cette production d'ATP s'effectue selon deux voies différentes :

  1. Production d'énergie aérobie – avec de l'oxygène

  2. Production d'énergie anaérobie – sans oxygène

Le choix du système dépend de l'intensité, de la durée et du niveau d'entraînement.


Production d'énergie aérobie : la base de l'endurance

Que se passe-t-il dans le corps ?

Lors de l'entraînement aérobie, l'ATP est produit dans les mitochondries des cellules musculaires en utilisant de l'oxygène. Les glucides, les graisses et, dans une moindre mesure, les protéines sont oxydés.

Caractéristiques :

  • Intensité faible à modérée (par ex. 60–75 % de la fréquence cardiaque maximale)

  • Effort de longue durée (30 minutes à plusieurs heures)

  • L'apport en oxygène est suffisant pour couvrir les besoins énergétiques

Avantages pour les cyclistes sur route

  • Amélioration de l'endurance de base

  • Amélioration de la fonction cardiovasculaire

  • Combustion des graisses plus élevée et meilleure efficacité métabolique

  • Récupération plus rapide entre les séances intenses

Exemple : Une longue sortie modérée en terrain vallonné ou un contre-la-montre de 2 heures à faible intensité sollicite principalement la capacité aérobie.

Conseil : Entraînement en Zone 2 : la clé pour plus d'endurance et de performance


Production d'énergie anaérobie : l'énergie à la demande

Que se passe-t-il dans le corps ?

La production d'énergie anaérobie génère de l'ATP sans oxygène. Il existe deux sous-formes :

  1. Anaérobie lactique (glycolyse)

    • Le glucose est dégradé en lactate

    • Rapidement disponible, mais produit de l'acide lactique → fatigue

    • Intensité : élevée (sprint, courtes montées, attaques)

  2. Anaérobie alactique (système ATP-CP)

    • Utilise la créatine phosphate pour une énergie immédiate

    • Très court, très intense (sprints de 5–10 secondes)

Avantages pour les cyclistes sur route

  • Énergie rapide pour les sprints ou les attaques

  • Amélioration de la puissance maximale et de l'explosivité

  • Augmentation de la tolérance au lactate

Exemple : Un sprint de 30 secondes sur la ligne d'arrivée ou une attaque dans une courte montée.


Des objectifs d'entraînement différents nécessitent des systèmes différents

Objectif Système dominant Forme d'entraînement
Améliorer l'endurance de base Aérobie Longues sorties, entraînement Zone 2
Puissance de sprint & explosivité Anaérobie alactique Sprints courts, entraînement par intervalles
Augmenter le seuil lactique Anaérobie lactique Intervalles en état stable, haute intensité 5–15 minutes
Augmenter la VO2max Aérobie / anaérobie lactique combinés Intervalles intensifs, ascensions

Conclusion : Les cyclistes sur route bénéficient d'un équilibre entre les deux systèmes. La base aérobie pose les fondations, les séances anaérobies permettent d'atteindre les performances maximales.


Les erreurs typiques à l'entraînement

  1. S'entraîner uniquement en anaérobie :
    → entraîne une fatigue rapide, sans amélioration de l'endurance.

  2. S'entraîner uniquement en aérobie :
    → bonne endurance, mais manque d'explosivité et de puissance au sprint.

  3. Mauvais contrôle de l'intensité :
    → beaucoup de sportifs surestiment leur zone aérobie et se retrouvent inconsciemment en zone anaérobie, ce qui prolonge la récupération.


Planification de l'entraînement : aérobie vs anaérobie

Structure de l'entraînement aérobie

  • 70–80 % des kilomètres hebdomadaires à faible intensité

  • Entraînement Zone 2, longues sorties de base

  • Objectif : système cardiovasculaire, métabolisme des graisses, récupération

Structure de l'entraînement anaérobie

  • 20–30 % du temps d'entraînement à haute intensité

  • Entraînements par intervalles : sprints, courtes montées, ascensions intensives

  • Objectif : tolérance au lactate, explosivité, puissance maximale

Conseil : Un entraînement périodisé, dans lequel les séances aérobies et anaérobies sont réparties de manière ciblée, garantit une progression durable des performances sans surmenage.


Conclusion : l'équilibre est la clé

Pour réussir sur le long terme en vélo de route, l'équilibre entre une base aérobie solide et des performances maximales anaérobies est décisif. Négliger son endurance de base empêche d'atteindre des performances élevées et constantes. S'entraîner uniquement en aérobie limite les performances lors des efforts courts et intenses.

Recommandation pratique :

  • 3–4 séances aérobies par semaine (Zone 2, longues sorties)

  • 1–2 séances anaérobies (sprints, entraînement par intervalles)

  • Tests de performance réguliers pour cibler correctement tes zones personnelles

En comprenant les deux systèmes énergétiques, tu peux piloter ton entraînement de manière ciblée, augmenter tes performances et optimiser ta récupération simultanément. L'entraînement aérobie constitue la base, l'entraînement anaérobie apporte le sommet – ensemble, ils font passer les cyclistes sur route au niveau supérieur.

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