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Se raser les jambes pour le cyclisme sur route : mythe ou avantage mesurable ?

Quiconque observe le peloton ou une course locale le remarquera rapidement : les jambes rasées ne sont pas l’exception en cyclisme sur route, mais presque la norme. Mais pourquoi ? Est-ce purement esthétique, ou le rasage des jambes offre-t-il de réels avantages ? Et si oui, combien de watts cela permet-il réellement d’économiser ?

Par Fabian Huber 3 minutes de lecture

Beine rasieren fürs Rennrad
À propos de l'auteur Fabian Huber

Fabian est cofondateur de MYVELO et cycliste passionné. Son expérience accumulée au fil de milliers de kilomètres parcourus et de compétitions en Bundesliga de cyclisme sur route continue d'influencer son travail aujourd'hui. Fabian se consacre intensément à des sujets tels que la technique de conduite, la planification de l'entraînement, la connaissance des matériaux et l'ergonomie des vélos. Son ambition : développer des vélos et des e-bikes qui convainquent aussi bien au quotidien que dans la pratique sportive. Les contenus de Fabian sont fondés sur son expérience pratique personnelle, son savoir-faire technique et les échanges directs avec les clients de MYVELO. En savoir plus sur MYVELO

Publié: 23. novembre 2025  |  Mis à jour: 10. juin 2026

Dans cet article, nous nous penchons sur la question suivante : se raser les jambes augmente-t-il réellement sa vitesse sur un vélo de course, ou s’agit-il simplement d’un mythe cycliste traditionnel ?


Le mythe de la jambe lisse

Longtemps, se raser les jambes a été considéré comme une sorte de rite d'initiation dans le cyclisme. Ceux qui roulaient les jambes rasées étaient considérés comme faisant partie de l'équipe. Les arguments classiques :

  • Amélioration des soins des plaies en cas de chute : les écorchures ouvertes guérissent plus vite et ont moins de risques de s’enflammer lorsqu’aucun poil n’est impliqué.

  • Plus propices aux massages : les jambes épilées sont plus confortables pour la régénération par les massages, tant pour l’athlète que pour le masseur.

  • Apparence et sensations corporelles : pour de nombreux cavaliers, des jambes lisses sont tout simplement l’expression du sérieux et du professionnalisme.

Mais la vraie question demeure : le rasage a-t-il réellement un impact sur l’aérodynamisme ?


Science : Combien de watts économise-t-on en se rasant les jambes ?

En 2014, Specialized a publié un test dans le cadre de sa série « Win Tunnel » qui en a surpris plus d'un. Ils ont invité six cyclistes d'essai aux jambes non rasées dans la soufflerie, puis les ont rasés. Le résultat :

Jusqu'à 15 watts économisés à 40 km/h.

En fonction du cycliste et de la pilosité de ses jambes, le gain variait de 40 à 80 secondes sur 40 kilomètres – un avantage significatif, notamment en compétition ou en contre-la-montre.

Cela peut paraître surprenant au premier abord, mais c'est tout à fait logique : les poils des jambes créent des micro-turbulences qui augmentent la résistance de l'air. Et quiconque se déplace à plus de 30 km/h le sait : chaque point de pourcentage de réduction de la résistance de l'air compte.


Quelle est sa valeur en pratique ?

Pour mettre tout cela en perspective :

  • Un cycliste amateur moyen produit environ 250 à 300 watts à 35 km/h sur une route plate.

  • Si le rasage des jambes permet effectivement d'économiser 10 à 15 watts , cela correspond à un gain d'efficacité de 4 à 6 % , sans formation supplémentaire.

Lors d'un contre-la-montre, cela peut faire la différence entre la 10e et la 3e place. Et même lors d'une tentative d'échappée ou pour fuir le véhicule balai, ce sont de réels avantages.


Quand est-ce que se raser en vaut vraiment la peine ?

Tout le monde ne participe pas régulièrement à des courses ou à des contre-la-montre. Dès lors, la question se pose : pour qui cet effort est-il justifié ?

Le rasage est particulièrement bénéfique pour :

  • Pilotes de course et conducteurs titulaires d'une licence pour qui chaque seconde compte.

  • Les triathlètes , pour qui l'aérodynamisme est un facteur essentiel.

  • Spécialistes du contre-la-montre , où même les plus petites optimisations ont un impact considérable.

  • Des athlètes amateurs ambitieux qui, par principe, refusent de laisser quoi que ce soit derrière eux.

Pour le conducteur du dimanche lambda, l'effet est présent, mais probablement moins crucial – à moins que vous n'appréciiez la sensation de jambes lisses.


Conclusion : Bien plus que de simples cosmétiques

Se raser les jambes présente des avantages aérodynamiques , clairement démontrés par des tests contrôlés. Selon la vitesse et la pilosité, on peut économiser jusqu'à 15 watts , sans consommation d'énergie supplémentaire.

Outre l'avantage aérodynamique, les avantages pratiques demeurent : des soins des plaies plus faciles, des massages plus agréables et une apparence plus nette.

Le choix de se raser les jambes est avant tout une décision personnelle. Cependant, celles et ceux qui souhaitent optimiser leurs performances – ne serait-ce que pour décrocher un nouveau KOM sur Strava – pourraient envisager de se raser à nouveau.


Pour finir, une petite anecdote amusante : même les conducteurs aux jambes tatouées ont intérêt à se raser. Le tatouage ressort tout simplement mieux sur une peau lisse, ce qui, au final, a un impact psychologique positif.

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Sources & Références

Plus d'infos et questions fréquentes zu Häufige Fragen: Beine rasieren beim Rennrad

Laissez-vous conseiller par des passionnés de vélo

Lors du test en soufflerie de Specialized, les jambes rasées ont permis d'économiser en moyenne 10 à 15 watts à 45 km/h, soit un gain de 40 à 82 secondes sur 40 kilomètres. L'effet exact dépend de la pousse et de la densité des poils, ainsi que de la vitesse.

Oui, si vous faites des contre-la-montre ou si vous souhaitez optimiser vos résultats en compétition. Pour des sorties tranquilles sans objectif compétitif, la différence aérodynamique est présente, mais à peine perceptible au quotidien.

Trois raisons principales : l’aérodynamisme (économie de 10 à 15 watts), une meilleure prise en charge des plaies après une chute et des massages plus agréables. À cela s’ajoute l’effet psychologique lié à la dimension compétitive.

L'étude menée en soufflerie par Specialized (2014) est l'étude la plus connue et la plus rigoureuse sur le plan méthodologique sur ce sujet : six participants, conditions contrôlées, résultats reproductibles. Il n'existe pas encore d'étude académique indépendante et évaluée par des pairs portant spécifiquement sur ce sujet ; toutefois, l'effet est généralement admis dans le milieu cycliste.

En fonction de la vitesse de pousse des poils, tous les 3 à 7 jours. De nombreux cyclistes l'intègrent à leur routine de douche et de soins après l'entraînement.

Les cyclistes professionnelles féminines se rasent pour les mêmes raisons : aérodynamisme, soins des plaies et massage. Dans le sport amateur, cette pratique est plus courante chez les femmes, toutes disciplines confondues, que chez les hommes, et elle est rarement considérée comme un sujet particulier.

[^1] : Delaney B. – Rasez-vous les jambes, gagnez de précieuses secondes. Bike Radar (2015). Compte rendu du test en soufflerie Specialized Win Tunnel avec l'ingénieur R&D aérodynamique Cam Piper. À l'article

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